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Retraites CGT BUS 2010
Il y a moins d’un mois les régimes spéciaux n’étaient pas concernés par la réforme des retraites. C’est ce qu’affirmait le gouvernement et les directions d’entreprises publiques. On voit toute la confiance que l’on peut leur faire.
Rien d’étonnant car, comme en 2003, ils n’ont pas d’autre but que de faire en sorte que nous ne soyons pas dans l’action! Aujourd’hui le masque est tombé, le texte gouvernemental le précise: les régimes spéciaux sont dans la moulinette comme le régime général et la fonction publique.
► Un financement injuste et insuffisant: 95% de cette réforme est financée par les salariés ( et les retraités), quant au reste 5 % ils pèsent légèrement sur le capital et le patronat. Donc, c'est encore à nous de faire des efforts, nous devons supporter le poids d'une réforme injuste et ouvertement inefficace. De plus le financement est notablement insuffisant et ne suffira pas à couvrir les besoins. Cela signifie que dans moins de cinq ans le gouvernement remettra le couvert. Arrêtons les maintenant!
► Report de l’âge de départ en retraite à 62 ans: dans le meilleur des cas cela implique un report pour les machinistes à 52 ans ajouté à l’application de la décote, nous partirons à 57 ans et/ou avec une pension nettement amputée.
► Allongement de la durée de cotisation: c’est indiqué dans le texte gouvernemental: « Appliquer le principe d’une augmentation de la durée de cotisation en fonction de l’espérance de vie jusqu’en 2020, conformément à la loi de 2003. ». Or le décret sur les retraites RATP de 2008 implique que nous sommes automatiquement impactés. Nous sommes donc en route vers les 41,5 ans (pour l’instant).
► Fin de la possibilité pour les femmes de partir à 15 ans avec 3 enfants. Dans le texte du gouvernement les régimes spéciaux sont cités: « Ce dispositif spécifique à la fonction publique et aux régimes spéciaux a été instauré en 1924 afin d’inciter les femmes fonctionnaires à rejoindre le foyer conjugal suite à la naissance du troisième enfant. ». Nul doute que cela s’appliquera aussi à la RATP.
► Un traitement dangereux de la pénibilité: Sur le projet de loi : « prendre en compte la pénibilité : (…) en maintenant la retraite à 60 ans pour les salariés qui, du fait d'une situation d'usure professionnelle constatée (maladie professionnelle ou accident du travail produisant les mêmes effets) ont une incapacité physique supérieure ou égale à 20%. 10000 personnes concernées » à la suite d’une visite médicale. C’est la remise en cause, à terme, de notre possibilité de départ anticipé (aujourd’hui 50 ans au tableau B pour les machinistes).